Présentation subjective

 

Mes essais ne sont pas écrits dans un cadre institutionnel ou universitaire. Ils ne sont pas au service d’une carrière académique. Ils n’ont pas objectif de construire ou de promouvoir des idées politiques, pas plus qu’un contenu doctrinal ou des énoncés prétendant au statut de vérités.

Mais alors, pourquoi écrire des essais ? Pour explorer le sens de l’existence.

Pour être plus précis, chacun de ces essais est à lire comme une enquête sur une catégorie d’expériences. Il ne s’agit pas de résoudre des problèmes théoriques, mais d’affronter des questions existentielles, rencontrées dans le quotidien, ressenties, éprouvées.

L’alcool

C’est ainsi que Se noyer de l’alcool ? traite de l’expérience de l’ivresse, de l’alcool et de l’alcoolisme. Ce domaine est exploré en prenant pour guides les grands écrivains de la période moderne qui ont écrit sur l’alcool – de Charles Baudelaire à Charles Bukowski, de Bertolt Brecht à Marguerite Duras, de John Steinbeck à Frederick Exley. J’ai traité ce sujet parce que j’ai vu l’alcoolisme de près dans ma jeunesse, à la fois passivement (enfant) et activement (adolescent).

Le désir de tuer

La Grâce du criminel est une enquête sur la personnalité criminelle, à partir des descriptions qu’en ont donnée Fedor Dostoïevski, William Faulkner, Jean Genet et bien d’autres. L’une des questions qui me hante est celle du passage à l’acte. Pourquoi certains passent à l’acte et qu’est-ce que cela signifie, en quoi la vie en est-elle modifiée ?

Le baiser

Contribution à la théorie du baiser recense les différentes nuances émotionnelles et esthétiques de l’acte d’embrasser. Il s’agit d’une ballade en compagnie des poètes, des historiens, des philosophes et des cinéastes qui se sont intéressés à ce geste érotique. Le livre a une forme mixte : un chapitre sur deux évoque l’histoire philosophique et artistique du baiser depuis l’Antiquité romaine, un chapitre sur deux est consacré à des souvenirs et des expériences personnelles.

Comment vivre sans certitudes ?

Comment vivre lorsqu’on ne croit en rien ? se propose de faire découvrir les penseurs sceptiques de l’Antiquité, très méconnus (Arcésilas, Pyrrhon, Cicéron, Sextus Empiricus…), dans le but de poser les bases d’une « morale sceptique » adaptée à notre temps.

Le scepticisme part du constat que nous ne connaissons pas le sens ultime de l’univers et de la vie. Est-ce une raison pour se raccrocher à des pseudo-réponses, à des dogmes religieux ou à des idéologies politiques ? La thèse de l’essai est qu’il est possible de vivre, et même de vivre mieux, en se maintenant dans une position d’incertitude et d’ouverture. En somme, c’est parce que nous ne connaissons aucune vérité absolue que nous sommes libres et que l’existence vaut la peine d’être vécue.

La technologie dans nos vies

Ce qui nous relie se demande comment l’apparition du Web, en 1989, et le développement global du réseau a modifié nos existences. Un exemple : la hantise de tous nos ancêtres, depuis les chasseurs-cueilleurs du Néolithique, était d’être perdus, de ne pas retrouver leur chemin. Dans mon enfance encore, je me suis perdu en montagne ou en forêt. Avec Google maps sur leur téléphone, mes enfants ne feront peut-être jamais cette expérience. Ainsi la technologie touche à des expériences fondamentales, mais nous préférons souvent faire comme si ce n’était pas le cas.

Pour que la philosophie descende du ciel

Pour que la philosophie descende du ciel reprend une sélection d’éditoriaux et d’articles parus dans Philosophie Magazine entre 2006 et 2016. Tous les textes ont un point commun : ils définissent une grand notion de la philosophie (l’éducation, la morale, l’art, le langage…) à travers un souvenir, une conversation, une situation, bref une expérience vécue. C’est une sorte de mise en pratique, sur quarante concepts, du point de vue sceptique.

Et aussi… la télévision

Enfin, Le Téléviathan est un pamphlet contre la télévision écrit dans des circonstances spéciales. Je ne renie pas ce pamphlet, mais il est sans doute moins d’actualité qu’auparavant. Le moment télévisé de l’Histoire de l’humanité, qui a débuté à la fin des années 1960, touche heureusement à sa fin. Comme me disait mon fils adolescent l’autre jour :

« Tu sais, papa, celui-là, c’est un vieux.

– Pourquoi ?

– Parce qu’il regarde la télévision. »

Dont acte : éteignez la télévision et vous rajeunirez.

  • Se noyer dans l’alcool ?
  • La grâce du criminel
  • Le Téléviathan
  • Contribution à la théorie du baiser
  • Comment vivre lorsqu'on ne croit en rien ?
  • Ce qui nous relie
  • Pour que la philosophie descende du ciel